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La place. Annie Ernaux





 La narratrice, qui n’est autre que l’auteur, évoque la mort de son père :

 

« Par la suite, il ne m’a plus parlé. IL avait toute sa conscience, se tournant lorsque la sœur arrivait, répondant oui ou non aux questions de ma mère, s’il avait mal ou soif. De temps en temps, il protestait, comme si la clef de la guérison était là, refusé par on se sait qui, « si je pouvais manger, au moins ». Il ne calculait plus depuis combien de jours il était à jeun. Ma mère répétait « un peu de diète ne fait pas de mal ». L’enfant jouait dans le jardin. Je le surveillais en essayant de lire Les Mandarins de Simone de Beauvoir. Je n’entrais pas dans ma lecture, à une certaine page de ce livre, épais, mon père ne vivrait plus. »


« Chaque livre que j’ai lu contient son sac de souvenirs »
Plume salée

 

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S
Oui Sylvie j'avais vraiment été très touchée par ce récit. Je n'ai encore rien lu d'autre d'Annie Ernaux mais je songe très souvent à ce passage
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S
c'est un des livres qui m'a touchée. Annie Ernaux, avec dépouillement et justesse parle de sa relation à son père avec une sensibilité vrai et un tel travail de sincérité, que l'émotion vibre à chaque pages.
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B
nous avons parcouru ton blog, et nous te faisons nos complimentstes parents
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